Réviser le SCOTERS, c’est fédérer les 4 intercommunalités membres autour d’un nouveau projet de territoire, tout en assurant la cohérence des choix d’aménagement. Même si l’on ne part pas de rien avec près de 14 années d’application, la révision du SCOTERS doit poursuivre les efforts déjà engagés et intégrer les nouveaux défis à relever face aux évolutions climatiques et aux objectifs de transitions énergétiques.

Parmi ces défis, 3 ambitions nouvelles : la lutte contre les phénomènes d’îlots de chaleur urbains, l’approche « santé » dans l’aménagement du territoire et la sensibilisation autour de l’enjeu de rénovation du parc bâti.

Selon les observations, les quatre dernières années 2015-2019 ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés en 1900, que ce soit en Europe, en France ou en Alsace. Toutes les prévisions climatiques indiquent que les températures moyennes continueront de progresser dans les prochaines décennies, avec des hausses de vagues de chaleur en nombre, en intensité et en durée.

Cette hausse constante de la température amplifie l’effet « d’îlot de chaleur urbain » : phénomène nocturne d’élévation locale des températures de l’air et de surface des centres urbains par rapport aux périphéries.

Ce phénomène a des impacts multiples, sur la santé et le bien-être des habitants, sur l’usage de l’espace public et donc sur l’attractivité des centres villes, sur les consommations énergétiques (climatisation), sur la résilience des infrastructures et les réseaux urbains ainsi que sur le maintien de la biodiversité animale et végétale.

Un phénomène qui concerne l’ensemble du territoire du SCOTERS

Le phénomène se caractérise par des températures estivales plus élevées certes en milieux urbains, mais aussi dans les zones rurales environnantes. Cette surchauffe, de 6 à 15°C par rapport aux espaces non bâtis, est principalement liée à la présence accrue des gaz à effet de serre, à l’imperméabilité progressive des sols et aux propriétés thermiques du cadre bâti. Autant de sujets relevant de vos documents d’urbanisme et de vos aménagements urbains ou bâtis.

Selon plusieurs études, l’environnement social et économique déterminera à 50% l’état de santé d’une personne et l’environnement physique à 10%. C’est pourquoi chaque secteur d’activité des politiques publiques a une responsabilité et un rôle à jouer pour favoriser une organisation du territoire favorable à la santé.

Les espaces verts*, l’habitat, les mobilités – sujets relevant de l’aménagement du territoire – influencent notre santé.

Exemple des espaces verts :

  • vecteurs de bien être pour la population (zone de calme, réduction du stress, lieu de respiration, filtre à particules et amélioration de la qualité de l’air),
  • vecteurs de cohésion,
  • vecteurs de qualité paysagère,
  • mais aussi vecteurs de santé, sous réserve de s’intéresser aux essences (éviter les variétés allergènes et la surabondance d’une seule espèce) et à l’entretien (pesticides).

Ce sujet relève d’une délicate mais nécessaire question de mesure et d’équilibre entre une multitude de facteurs. Il a toute sa place dans les documents d’urbanisme aujourd’hui.

Un chiffre permet de bien cerner les enjeux : 1%. C’est la part que représente la construction neuve dans le stock des bâtiments existants (à l’échelle nationale). Et au regard de la réglementation thermique sur le neuf, c’est bien sur le bâti existant que se situent les enjeux énergétiques et de réduction des gaz à effet de serre.

Les difficultés sont bien identifiées (consommation énergétique du logement, confort thermique, isolation acoustique, coût de la réhabilitation, qualité des matériaux et aération/ventilation), mais la rénovation thermique et la question de performance énergétique dans l’existant, en particulier le parc d’avant 1975, reste un vrai sujet d’actualité. Il est par ailleurs lié aux enjeux de précarité énergétique et de limitation de la consommation foncière – autres sujets phares pour le SCoT.

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